mardi 18 mars 2014

Dans l'Ombre de Mary - La Promesse de Walt Disney, -> "Mary à Tout Prix"

Troisième film qui vient confirmer l'attachement d'Hollywood à une de celle nouvelles tendances. Après My Week With Marilyn et Hitchcock, voici le nouveau récit d'un tournage d'un film culte. En 1961, Walt Disney tente d'avoir les droits d'adaptation du roman de Pamela Lyndon Travers, Mary Poppins. Durant deux semaines intenses, le patron des studios va se heurter à l'inflexibilité de l'auteure bien décider à maintenir sa vision des choses quant à l'adaptation, se heurtant alors à la créativité renommée des studios Disney.

Le cadre de l'histoire est assez intéressant, car en plus de l'affrontement entre de grandes figures à peine métallos (interprétées par deux grandes stars, qui plus est), le film dresse le portrait d'un personnage à part entière, la romancière. Car le film fait tout au long une utilisation judicieuse des flash-backs, jamais pompeuse, où tout sonne juste. Un double-récit donc, qui réussi à creuser la psychologie du personnage principal, expliquant à la fois l'origine de ses névroses et de sa rigidité. Ajouter à ça, l'excellence de l'incarnation de l'écrivaine par l'actrice EmmaThompson, qui parvient à rendre la personnalité de Travers dans toute sa superbe. Loin de la rendre détestable, l'actrice créer une composition touchante de ce personnage complexe. Le potentiel charmeur de Dans l'Ombre de Mary lui doit beaucoup. Cette alternance du récit tisse alors un fort portrait d'une personnes face à ses fantômes de son passé. Le roman Mary Poppins est plus personnel que l'on ne croît. Cette ode à l'enfance qu'est devenu ce film culte se retrouve dans les séquences de la propre enfance de l'auteur, en Australie, auprès d'un père aimant, rêveur et alcoolique...
Petit à petit, au fur et à mesure des séquence alternées entre l'Australie et Hollywood, la génèse du roman est décortiquée, analysée par le cinéaste et le spectateur, puis par les personnages du film. Car de cette confrontation entre Travers et Disney va naître et évoluer une des adaptation cinématographiques des plus fidèles qui ait existé (du moins, c'est ce que montre le film).
Dans l'Ombre de Mary reste un bon moment à passer en compagnie de ses acteurs. Il son t la raison première du facteur feel-good que l'on peut trouver dans ce film. En plus de Emma Thompson, on retrouve le très bon Paul Giamatti, Jason Schwartzman, et B.J. Novak. Colin Farrell trouve aussi son importance. Bien loin de livrer sa meilleure performance, l'acteur parvient tout même à incarner de façon charismatique le père de P.L Travers.
Mais c'est surtout Tom Hanks qui comble toutes les espérances. Attendu au tournant (il est le premier comédien à incarner l'emblématique patron de studios au cinéma), Hanks se démarque pour sa géniale prestation. Charismatique, chaleureux, bienveillant et passionné, l'acteur réussi un parfait cocktail d'émotion dans la composition de son personnage, sans tomber dans la caricature du "gros nounours". Le tandem qui livre avec Emma Thompson est plus qu'appréciable: duel de grandes figures, face-à-face de star du 7ème Art, la tête d'affiche de ce film resteront assez mémorable, même si ce style reste bien coutumier des studios Disney. Car ce duo/duel reste avant tout une initiation à l'indulgence et à l'épanouissement de soi.
Un bon petit film sans trop de prétentions. Pas besoin d'être fan de Mary Poppins pour apprécier ce long-métrage. Avoir surtout pour Tom Hanks et Emma Thompson.

Note: 3,5/5  


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