lundi 24 février 2014

Pompéi, -> "Péplum Catastroph(ique)"

Faire de ce film une nouvelle tendance à Hollywood: Combiner deux genres cinématographiques à succès en un film. L'un un peu dépasser, qui tente de revenir au goût du jour (le péplum). L'autre une fausse valeur sûre du box-office (le film catastrophe). L'opportunité de regrouper ces deux genres, ainsi que d'y employer des effets spéciaux badass, a été trouvé dans le cadre de la ville de Pompéi et l'éruption du Vésuve, en 79 a.p J-C. Aux manoeuvres de ce boulet, le (piètre) réalisateur du premier et des deux derniers volets de la saga Resident Evil sur grand écran, et du scandaleux Alien v.s Predator. Un mastodonte dans la catégorie de tout ce qui se fait de plus superficiel et demeuré au cinéma. L'un des premiers navets de 2014, qui semble rester bien fidèle à la filmographie de son réalisateur.

Impersonnel et sabré, Pompéi ne captivera personne avec son scénar plus que frugal. On n'aurait pu penser que cette écriture simpliste aurait été au détriment de l'esthétique ou des séquences d'action du film. Toutefois, une écriture simpliste ne donne pas un scénario bâclée. De plus, au vu de ce qu'est le rendu visuel du film... Montage immonde, reconstitution en images de synthèse bien laides, chorégraphie des bastons trop lourde. Rien pour combler les lacunes de la faible portée de l'histoire. Stéréotypes narratifs sur narratifs, voilà ce qu'est l'histoire de Pompéi. Caler une romance (risible) en mode "Roméo & Juliette" entre un gladiateur et une fille de la haute, par dessus de la testostérone surgonflée. Primer la plastie des acteurs à leur jeu est également une mauvaise pente dans laquelle le film s'engage sans scrupules. Sur tous les points, ce film ne peut pas cacher sa superficialité et sa banalité. La première demi-heure est déjà assez largement calquée sur Gladiator (le héros devenu gladiateur, animé par la vengeance, surnommé par son origine ethnique -"le celte"- et tout le tintouin...). Le film ne peut se vanter que sur un point: ses effets spéciaux pour l'éruption volcanique, le reste est bien moche.
Le réalisateur a cherché à exploiter plusieurs pistes qui aurait pu être intéressantes (comme montrer la ville de Pompéi comme une Vegas de la Rome antique). De bonnes initiatives prises mais qui, au final, subissent un traitement plus qu'approximatif, tout reste superflu et approximatif. Une seule chose est super bien entretenu tout le long du film, c'est la mièvrerie et la ringuardise des scènes. Un scénario qui tombe dans tous les pièges de la caricature et des stéréotypes. En gros, rien n'est récupérable. Largement passable, Pompéi risque de devenir le nouveaux blockbuster a mettre dans la dèche les studios, actuellement, il est bien loin d'embaucher l'équivalent de son budget. 
Rien ici ne peut nous réconcilier avec le travail du réalisateur Paul W.S Anderson. Moins excessif dans la violence que sur les derniers Resident Evil, mais l'ensemble du film est plutôt consternant que convaincant...

Note: 0,5/5

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