Le scénario raconte l'histoire de trois soeurs, de retour dans leur maison natal en Oklahoma, pour l'enterrement de leur père. C'est le mois d'Août et la chaleur environnante ne va pas tarder à réchauffer le sang des membres de la famille. Chacune débarque avec sa famille, son couple et également ses emmerdes à confronter à de vieilles rancunes qui refont surface lorsqu'elles sont assisses face à leur vieille mère malade. Osage County est clairement 120 minutes de "En famille, on se soutient, on se déteste". D'ailleurs ça aurait été la tagline parfaite. Une famille réunie dans le deuil qui au lieu de s'entraider va tenir à régler ses comptes. Combats de coqs et crêpage de chignons en vue, donc. Le problème, c'est que les personnages ont beau être attachants (plus ou moins), ils restent un peu surfaits -dans l'écriture comme dans l'interprétation- acteur en service minimum pour des rôles parfois au bord de la caricature. Cela n'empêche pas au film d'être prenant par moments. Quelques scènes provoque un certain impact sur le spectateur, surtout par les virage à 90° degrés que prend l'ambiance des scènes de groupe. Toutefois, on est quand même loin de Vinterberg. De plus, cette comparaison n'a pas de sens. Reste, simplement, à démontrer que le film s'est aventurer sur un terrain qui ne peut qu'être glissant. Cette vacillation constante entre les relations des personnages cherche un peu trop à se vouloir comme des séquences d'anthologie. On aurait aimé que l'équipe du film creuse les rapports que certains personnage ont avec leur superficialité sur le vieillissement... D'autres piste comme ça se révèlent inexploitées, alors qu'elle avaient un gros potentiel de richesse des personnages et de la trame. Plusieurs éléments auraient du être plus s'émanciper de la pièce d'origine lors de la transcription vers le grand écran, car plusieurs séquences sont un peu monotones.Reste quand même avant tout le point fort du cinéaste qui a su superbement filmer les campagnes désertes de l'Oklahoma. Pour revenir aux jeu des acteurs, reste à dire, que seul Ewan McGregor se démarque le mieux des actrices principales. Il insuffle la dose correct de pathétisme de respectabilité à son personnage. Quant à la composition de Meryl Streep, son défaut résulte dans la manière dont elle a appréhendé le rôle. Outre le fait que sa prestation reste convenable, son incarnation de la matriarche est un peu inégale, car trop calculé, trop académique pour rendre toute la dimension excentrique de son personnage. En revanche, c'est tout le contraire de Julia Roberts, resplendissante avec une approche plus spontanée de son protagoniste de mère quarantenaire dépressive. Une vraie performance à laquelle l'actrice ne nous avait plus habitué depuis longtemps. Splendide et "nature" (dans tout les sens du termes), elle remporte au la main ce duel avec sa co-star, si ce dernier a bien lieu. À se demander même pourquoi elle n'est pas nominé dans la même catégorie que Streep, Bullock et Blanchett aux Oscars.
Au final, grosse production pour petit film, méritant de ses quelques nominations. Malgré quelques prétentions, une comédie dramatique appréciable à sa juste valeur comme l'a fait l'Académie des Oscars.
Note: 3/5



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