Dans sa vraie fausse vie, Davis est divorcé, endetté et essaie de gagner sa vie en tant qu'agent artistique de personne de petite-taille, toujours dans l'attente d'une opportunité de renouer avec le succès. C'est pas gagné, car le Warwick Davis de Life's Too Short est un loser malchanceux bafoué, doublé d'un parfait connard méprisable.
L'acteur ne fait pas dentelle pour cette interprétation de ce double antipathique, interview pédante à la limite du faux-cul, attitude extrêmement péteuse, tout est joué par Davis pour se donner cette image scandaleuse. D'ailleurs, la série ne vas même pas prendre le parti des personnes de petite taille dans leurs défi constant face à leur pathologie. Mais plutôt celle de l'impudence vacharde de Davis sur la question et de son attitude à prendre de haut les autres nains. Alors que le président de la Cause des personnes de petites tailles, dont il fait parti, déclare que même les nains peule faire le métier de leur rêve, comme être médecin, il répond "À la limite proctologue". Une immoralité à toute épreuve qui le suit même dans son travail: Il n'offre que des contrats d'homme-projectile à ses clients...
Mais Davis s'en prend aussi plein la gueule. Son ex-femme ne lui fait pas de cadeau, le fisc l'a dans le collimateur. Warwick est maintenant un homme seul, qui a pour seul proche une secrétaire apathique et ses amis Ricky Gervais et Stephent Merchant qui ne le supportent plus. Ses huit épisodes marquent les combines foireuses de l'acteur pour effacer ses dettes. Contrats humiliants et mauvais plans agravent sans arrêt la situation. Au quotidien, Davis doit sans arrêt essuyer les remarques déplacées à son égard de comédien nain méconnu par des journalistes irrespectueux et des passants indifférents à sa filmographie qui se limite à Star Wars, Willow et Harry Potter.
En somme, un faux portrait satirique dopé à l'auto-dérision et à l'ironie (il est tordant de voir Gervais et Merchant refuser à Warwick de lui donner le rôle principal de leur prochaine création...), sans jamais avoir peur d'aller vers la satire.
La série doit aussi beaucoup aux caméos qui ont joué le jeu de l'auto-dérision. Liam Neeson s'est prêter à l'exercice sarcastique, mais également Helena Bonham Carter et Steve Carell (par Skype). Toutefois, la plus grande performance dans le genre revient à Johnny Depp, qui interprète ici un acteur pro-méthode, assez merdeux et rancunier face à Gervais depuis les Golden Glopes 2011, le face-à-face entre les deux promet un grand moment (pliant) de numéro d'ego et de futilité de la part de Depp...
Bref, une série sans prétention, qui surfe un peu sur le charme de The Office et l'esprit de Extras. Que le prochain qui dit que l'humour anglais n'est pas marrant soit changé en jelly.




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