lundi 13 janvier 2014

Top 3 des Films d'Animation Qui Font Trembler PIXAR

Pour cette année 2014, Les rois de l'animation ne présenteront pas leur sortie annuelle, en salle. Atmosphère de crise et vagues de licenciements planent dans les studios d'Emeryville,  ont contraint la direction des studios à repousser d'un an leur projet. Ainsi, The Good Dinosaur, prévu pour Noël ne sortira qu'en 2015. L'origine de ces maux? Plusieurs dérapements dans les succès modérés des studios à l'emblème de lampe de bureau. Cars 2 étant considéré comme leur premier échec critique, Les créateurs des perles comme Wall-E et Ratatouille, ont perdu en notoriété. Les derniers films en date, Rebelle et Monstres Academy,  n'ont pas fait l'unanimité de la critique, et le public a moins bien suivi la qualité du travail des studios. Le dernier succès de la société remonte à 2010, avec Toy Story 3. Toutefois, l'actualité de Pixar ne reste pas en raide car si l'on réfléchit bien, deux projets ont abouti cette année-là. En plus du prequel de Monstres & Cie, Pixar a fait son entrée dans le court-métrage TV avec Toy Story: Angoisse Au Motel (nouvel opus de leur poule aux oeufs d'or).

Cette atmosphère de crise est surement due à une compétition rivale croissante avec les autres studios d'animation, Blue Sky, DreamWorks, Walt Disney Pictures. Depuis sa genèse, Pixar a révolutionné les codes du film d'animation. Ils ont été les premiers à s'aventurer sur le terrain de l'animation en 3D et inclure une patte poétique dans leur films, ce qui a rapidement fait la réputation du studio, devançant leurs concurrents.
Mais aujourd'hui, ces sociétés se sont influencées du travail de Pixar et dévoilent des films de plus en plus similaires au chef d'œuvres de leur cible-modèle. Cependant, certains créateurs développent une certaine originalité. Quoiqu'il en soit, Pixar a développé l'émergence de la créativité chez ses concurrents. Autrement dit, ils sont à l'origine de l'innovation des prétendants à leur statut d'empire de l'animation.

Voici le Top 3 des Films / Studios qui font de l'ombre à Pixar:


3-> RIO / Blue Sky
Avis partagé sur ce film. Ce n'est pas l'originalité du scénario qui est souligné par son succès en salle, mais la splendeur du ballet coloré qu'offre Rio, qui rappelle le travail effectué sur Le Monde De Nemo. Même développement d'une cosmogonie visuelle savoureuse que l'on découvre à travers les aventures d'un ara, accompagné d'autres animaux de la forêt amazonienne, avec pour fond la ville de Rio et son Carnaval. Carlos Saldanha maîtrise son univers et transporte les spectateurs, en immersion dans la peau du personnage de Blue, qui part à la découverte du monde. Une thématique un peu propre à Pixar, et dorénavant omniprésente dans les films de l'animation.

2-> DRAGONS / DreamWorks
Jusqu'à présent, la branche d'animation des studios de Spielberg se contentait de tacler humoristiquement les films Disney (Shrek, Madagascar). Avec Dragons, DreamWorks passe un cap supérieur. En plus de créer des personnages au physique et caractère attachants, Chris Sanders et Dean DeBlois ont repris des codes de Pixar qui avaient fait le charme des films comme Ratatouille, ceux de l'inversion des stéréotypes. Après le rat cordon bleu dans une haute cuisine parisienne, Dragons détourne la figure virile du viking à travers un jeune héros contraire à son entourage, qui va se lier d'amitié avec un dragon du clan ennemi. Une bromance sous forme de "Roméo & Juliette" avec un message sur la tolérance et le droit à la différence. 

1-> MOI, MOCHE ET MÉCHANT 2 / Illumination Entertaimnent
La nouvelle incarnation de la french touch dans le milieu de l'animation. Issu d'une collaboration franco/américaine, Moi, Moche Et Méchant est ce parfait exemple du film bidonnant remplit de gags cliché à prendre au 37ème degré pour une bonne dose d'humour qui fait mouche. Seule originalité ultra-efficace, faire tomber les barrières "héros v.s bad guy". Le duo à la réalisation Pierre Coffin/Chris Renaud se focalise du côté des crapules, et ça régale nos attentes de spectateurs. Un cocktail d'humour qui n'épargne aucune gamme de spectateurs, un faux-sentiment de "déjà-vu" à prendre avec ironie, une touche de poésie et un scénario placé sous la bêtise qui ne recule devant rien. Voilà les ingrédients à l'origine du carton des deux volets de Moi, Moche et Méchant. Une recette assumée et approuvée par Pierre Coffin mais qui ajoutait "Au moins, ça va au-delà de ce qu'on connaît déjà."


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